Appel toulousain contre le coup d’état au Honduras
Au Honduras, pays d’Amérique Centrale, se joue en ce moment le destin de toute l’Amérique Latine, et peut-être même au-delà ….
Le 28 Juin 2009, L’armée hondurienne a évincé du pouvoir Manuel Zelaya, président constitutionnel du Honduras, suite à sa tentative d’organiser une consultation ouvrant la possibilité d’organiser un référendum afin de réformer la constitution, en partenariat avec des organisations de la société civile.
Samedi 28 Novembre à 14h00
Place du Capitole, Toulouse.
Ce coup d’état au Honduras, organisé par les groupes économiques et politiques au pouvoir, est une opération visant à enrayer les efforts de la société hondurienne de refonder l’Etat par une assemblée constituante et engager la construction d’une société plus juste et plus équitable.
Ce nouveau coup d’état en Amérique Latine rappelle l’arrivée au pouvoir des sinistres Pinochet au Chili ou Videla en Argentine contre des gouvernements progressistes. Il est soutenu par l’oligarchie hondurienne, la diplomatie étasunienne, les gouvernements de tendance conservatrice et des groupes internationaux sympathisants. Il vise à stopper, dans toute la région, le renforcement des modèles de démocratie plus participative, et d’empêcher l’avancée des gouvernements révolutionnaires ou progressistes (de tendance idéologique anti-hégémonique ou qui se libèrent progressivement de l’influence étasunienne).
Les élections présidentielles, qui se tiendront le dimanche 29 novembre 2009, sont une tentative des putschistes honduriens et latino-américains de sceller «démocratiquement» ce coup d’état.
Par ces élections, les autorités de facto honduriennes cherchent à tourner une page de l’histoire sans égard aux exigences populaires de réforme de la Constitution. Dans un contexte marqué par une possible fraude électorale, par un état de droit coopté par les intérêts putschistes, par des violations constantes des droits humains, par la restriction des libertés individuelles et le climat d’incapacité de défense de la société hondurienne face à la militarisation de la vie politique et sociale au Honduras, il est impossible de reconnaître ces élections et nous nous mobiliserons, ici à Toulouse, contre ce faux scrutin.
La communauté internationale, y compris la France, peut jouer un rôle clé dans l’acceptation ou le refus des résultats de ces élections, et la volonté politique concernant le conflit est un facteur clé dans le dénouement de la situation actuelle. Nous devons ensemble exiger le retour de l’ordre constitutionnel, la non reconnaissance des résultats des élections et des autorités élues, des sanctions contre les putschistes et la poursuite de la réforme constitutionnelle engagée par le peuple hondurien.
Nous devons empêcher que les coups d’états antidémocratiques deviennent un outil de la diplomatie de Barack Obama pour garantir les intérêts étasuniens en Amérique Latine.
Nous ne pouvons pas accepter que le réveil des peuples Latino-américains contre le modèle néolibéral soit mis à mal par des actions brutales et antidémocratiques. Nous devons tout faire pour que ce rêve de justice sociale et d’équité, qui nous concerne à tous, puisse continuer.
Nous nous joignions à l’appel de solidarité international lancé de Barcelone, et à la lutte de la résistance nationale hondurienne.
Toutes les organisations signataires de cet appel vous convoquent à manifester votre solidarité avec le peuple hondurien
le Samedi 28 Novembre à 14h00
Place du Capitole, Toulouse.
Pour signer l’appel écrivez à alerte.honduras.toulouse@gmail.com
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